Accusé d’avoir conseillé Ben Ali, El Karoui démissionne
par | Catégorie : Divers | consulté 132 fois | 0 commentaire(s)
Hakim El Karoui, président de l’Institut des Cultures d’Islam, dans le 18e arrondissement de Paris, était accusé d’avoir conseillé le président Ben Ali, pendant la révolution tunisienne. Face à la polémique qui enflait, il a démissionné, malgré le vote de confiance que lui a accordé son conseil d’administration. Récit publié sur Dixhuitinfo.

C’est par des chants et des cris de joie que l’annonce de la démission d’Hakim El Karoui a été accueillie, vers 20h00, vendredi 11 mars 2011, devant la mairie du 18e arrondissement. Ils étaient une cinquantaine de manifestants à s’être rassemblés pour exiger le départ d’Hakim El Karoui, président de l’Institut des Cultures d’Islam, accusé d’avoir conseillé le président tunisien pendant la révolution.
Des militants syndicaux, des membres d’associations tunisiennes et des citoyens qui s’étaient d’abord regroupés devant l’Institut des Cultures d’Islam (ICI), dans le quartier de la Goutte d’Or. Là où devait se tenir un conseil d’administration au cours duquel Hakim El Karoui allait s’expliquer sur deux notes publiées par le site Internet Mediapart.
Les notes publiées par Mediapart
Deux notes datant du 12 et du 14 janvier, à « l’attention de son Excellence le Président Ben Ali », signées « Hakim El Karoui ». Le 14 janvier, jour du départ de Ben Ali pour l’Arabie Saoudite, le président de l’Institut des Cultures d’Islam conseillait notamment au président tunisien d’ « arrêter de suivre les journalistes étrangers », de « réunir les partis politiques existants et annoncer que de nouveaux vont pouvoir être créé bientôt, avec la modification de la loi électorale », « d’annoncer un remaniement gouvernemental pour les jours prochains ».
Deux jours avant, Hakim El Karoui écrivait au président : « Même s’il y a de la manipulation, même s’il y a des terroristes infiltrés, vous êtes le Père de la nation et le Père de la nation doit être aux côtés de ses fils quand ils souffrent. » Ou encore : « En plus du message au Parlement, une prière à la Grande mosquée de Carthage, pour la Tunisie et pour ses fils pourrait être ce signal. » Bref, de bons conseils pour un président tunisien qui faisait alors face à la révolte de son peuple.
Hakim El Karoui était aussi cité dans une enquête du site d’information OWNI.fr sur les conditions douteuses de l’attribution par le groupe Orange d’une troisième licence de téléphonie fixe et mobile en Tunisie. Pour la banque Rothschild, dont il est banquier, Hakim El Karoui serait intervenu dans l’élaboration du business plan au cœur de la controverse. La suite.




